Jem Olio
Huile d'olive · Export02 / 04


Avant
Une page unique, sur un gabarit qui aurait pu servir à n'importe quoi. Français uniquement, pour un produit d'export. Et jusque dans le texte, la provenance que la marque vend s'y trouvait mal écrite.
Le problème
Le site vendait de l'huile comme on vend n'importe quoi : un héros, trois cartes, une grille produit. On change les photos, il vend des bougies.
Or Jem Olio ne vend pas un litre d'huile, elle vend une provenance — un domaine, une variété, une famille, un nombre d'arbres. Rien dans la structure du site n'appartenait à cette histoire-là.
Le parti pris
Le produit n'est jamais le héros. L'arbre et la distance le sont.
Le site s'appelle « Trois Cents », le nombre de pieds d'oliviers du domaine. Le défilement cesse d'être une pile de panneaux : c'est un chemin qu'on parcourt, en six haltes, chacune tenue par un clip tourné sur place.
La décision se mesure à ce qu'elle a écarté. Pas de grille produit, pas de rangée de cartes, pas d'image de banque. Pas de vert dans l'interface — le vert n'existe que dans les photographies. Et la boutique sort du film pour devenir une pièce à part, en pleine lumière.
Le rendu
Six pages en trois langues. Huit clips tournés à l'oliveraie. Une boutique qui assume d'être un bon de commande. Vingt-sept fois plus léger que la page qu'il remplace.